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Thèse Dynamique de la conductance mésophyllienne sous stress oxydant chez le Peuplier

Thèse Dynamique de la conductance mésophyllienne sous stress oxydant chez le Peuplier

Dynamique de la conductance mésophyllienne sous stress oxydant chez le Peuplier : mécanismes biochimiques et conséquences fonctionnelles sur la photosynthèse

Face aux changements climatiques et à la dégradation de la qualité de l’air, les arbres sont exposés à des stress environnementaux de plus en plus intenses. Parmi eux, l’ozone troposphérique (O₃) constitue un stress oxydant majeur susceptible d’altérer profondément la photosynthèse et, par conséquent, la capacité des écosystèmes à stocker du carbone.

Dans ce contexte, l’Université de Lorraine, AgroParisTech et INRAE–Silva proposent une thèse de doctorat consacrée à un déterminant encore peu exploré de la photosynthèse : la conductance mésophyllienne (gm).

Contexte scientifique

La conductance mésophyllienne représente la facilité avec laquelle le CO₂ diffuse des espaces intercellulaires vers les sites de carboxylation dans le stroma. Longtemps négligée, elle est aujourd’hui reconnue comme un acteur central et dynamique de l’assimilation photosynthétique.
Ces altérations résultent notamment de modifications anatomiques, mais des mécanismes biochimiques rapides — impliquant par exemple les anhydrases carboniques ou les aquaporines — pourraient également intervenir. La dynamique de ces mécanismes sous stress oxydant reste pourtant largement inconnue.

Objectifs de la thèse

Cette thèse vise à caractériser la dynamique de gm en réponse à un stress oxydant induit par l’ozone. Trois questions scientifiques structurent le projet :

  • Dynamique temporelle : comment gm évolue-t-elle au cours d’un stress oxydant, et quelle est sa contribution à la limitation de l’assimilation du carbone ?
  • Déterminants biochimiques : quels mécanismes moléculaires soutiennent cette dynamique ?
  • Plasticité photosynthétique : les modifications anatomiques ou biochimiques induites par l’ozone affectent-elles la capacité d’adaptation de la photosynthèse ?

Approches et méthodologies

Le/la doctorant·e travaillera sur Populus × canadensis, un modèle ligneux de référence, en conditions contrôlées. Les approches mobilisées incluront :
-Mesures physiologiques : échanges gazeux, fluorescence chlorophyllienne, isotopie.
-Analyses biochimiques : marqueurs redox, enzymes clés.
-Analyses anatomiques et structurales : en lien avec la conductance mésophyllienne.
-Approches -omiques selon les besoins du projet.

Le projet s’appuiera sur des plateformes technologiques de pointe :
-PEPLor pour les dispositifs uniques de fumigation à l’ozone.
-ASIA et SILVATECH pour les analyses biochimiques et anatomiques.

Une collaboration possible avec Tiina Tosens (Estonian University of Life Sciences) pour la modélisation anatomique.

Profil recherché

Master 2 ou diplôme d’ingénieur en (éco)physiologie végétale, biologie végétale ou domaine connexe.

Compétences appréciées :
-mesures physiologiques de la photosynthèse,
-biologie moléculaire ou biochimie,
-intérêt pour les approches interdisciplinaires.

Qualités attendues : curiosité, autonomie, rigueur, motivation pour un projet intégratif.

Maîtrise de l’anglais scientifique souhaitée.

Pour candidater :

Envoyer par email à : anthony.gandin@univ-lorraine.fr et miquel.nadal-nadal@inrae.fr les documents suivants :
-lettre de motivation,
-CV détaillé avec 1–2 contacts de référence,
-relevés de notes et copie du diplôme (si disponible).

Déposer la candidature sur le site de l’École doctorale SIReNa 

Date limite : 10 juin 2026