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Dans la press

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Le Figaro 2juillet 2026 : interview de Nathalie Bréda (UMR SILVA, INRAE-UL-AgroParisTech) et de Mireia Gomez-Gallego (UMR IAM, INRAE-UL)

Les forêts françaises à l’épreuve des vagues de chaleur répétées

Les canicules du printemps 2026 n’ont pas encore provoqué de dommages visibles, mais les chercheurs observent des signes de fragilité : sous‑bois brûlés, essences proches du stress hydrique, frênes atteignant leur seuil de rupture (« les capteurs indiquent notamment que les frênes sont à la limite de leur seuil de rupture connu »). Une nouvelle vague de chaleur pourrait accélérer ces tensions.

La chaleur entraîne un ralentissement de la photosynthèse, affecte fleurs et fruits, et peut laisser un effet mémoire affaiblissant les arbres plusieurs années après (« une augmentation de la mortalité a ainsi été observée jusqu’à trois ans après la canicule de 2022 »). Les pathogènes profitent également de cet affaiblissement, comme la maladie de la suie de l’érable, en forte progression dans l’est du pays.

Les indicateurs nationaux montrent une baisse de vitalité, une hausse de mortalité, et un ralentissement du puits de carbone. À l’horizon 2036, les surfaces vulnérables ou dépérissantes pourraient dépasser 2 millions d’hectares.

La diversité des essences françaises constitue toutefois un levier d’adaptation. Les chercheurs anticipent une recomposition progressive des peuplements, avec des espèces plus résistantes à la chaleur. Dans le Sud‑Ouest, le chêne vert remonte déjà vers le nord d’environ 50 mètres par an.

 

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